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Baagjet révolutionne la gestion des bagages perdus

Dans l’ombre des avions qui décollent à la minute près, un autre ballet se joue: celui des bagages et des objets égarés. Chaque valise qui n’arrive pas à temps, chaque objet oublié dans un terminal, mobilise des équipes, génère des coûts et nourrit l’anxiété des voyageurs.

C’est précisément ici que Baagjet veut changer la donne. Avec une plateforme B2B pensée pour les aéroports, les compagnies aériennes et les collectivités, la jeune pousse niçoise ambitionne d’orchestrer un suivi en temps réel, d’automatiser le “lost & found” et d’optimiser la livraison des bagages et objets retrouvés. Sa promesse: “Les bagages, on s’en occupe!” afin de redonner du temps aux équipes opérationnelles.

Qui est Baagjet ?

Baagjet est une SAS fondée à Nice et immatriculée le 25/10/2023. Spécialisée dans l’activité 52.23Z “services auxiliaires des transports aériens”, elle s’inscrit dans l’écosystème travel et aéroportuaire avec une ambition claire: connecter, tracer et accélérer la résolution des cas de bagages et objets égarés.

La société, au capital de 1 000 €, est présidée par Aïssatou Dia et a installé son siège social au 132 Corniche Fleurie à Nice. Un établissement secondaire a été ouvert à Paris le 14/01/2025, signalant une volonté d’ancrage national au plus près des hubs et partenaires.

Autour de la fondatrice, l’équipe publiée mentionne des profils complémentaires et reconnus: Aïssatou Dia (CEO), Betty Seroussi (Travel Planet) et Nicolas Rolland (Celaneo). Le rôle de mentorat de Betty Seroussi est d’ailleurs confirmé par un témoignage vidéo: “Aissatou Dia : Fondatrice de Baagjet, mentorée par Betty Seroussi (Travel Planet)”.

À noter: d’après les données administratives récentes (RCS/RNE/INSEE, mises à jour des 16 et 17/12/2025), l’effectif déclaré est de 0 salarié à ce stade. Un signe d’une phase d’amorçage très focalisée sur le produit et les partenariats, avec un recours à l’écosystème et à des expertises externes pour accélérer.

Le problème à résoudre: bagages mal acheminés et objets perdus

Le transport aérien a connu en 2024 une fréquentation de 5,3 milliards de passagers (SITA). Malgré des progrès constants, 33,4 millions de bagages ont été mal acheminés cette année-là. Le taux est tombé à 6,3 pour 1 000 passagers (‑8,7% vs 2023; ‑67% vs 2007), avec plus de deux tiers des cas résolus sous 48 heures. Le coût mondial annuel reste toutefois estimé autour de 5 milliards de dollars.

Derrière ces chiffres, un enjeu opérationnel majeur: chaque bagage mal acheminé mobilise de la main-d’œuvre, du temps et une logistique complexe, de la détection à la réconciliation, puis jusqu’à la livraison. La relation client en pâtit, tout comme la ponctualité des opérations et l’expérience globale de voyage.

Le sujet dépasse d’ailleurs les seules valises. En 2025, Brussels Airport a recensé 31 861 objets égarés, dont seulement 23% ont été restitués. Le “lost & found” aéroportuaire illustre un défi de collecte, d’identification, de stockage et de restitution qui sollicite de nombreuses équipes et souffre encore d’outils hétérogènes.

Ces constats appellent des solutions mieux intégrées, plus rapides, et nativement connectées aux systèmes des aéroports, compagnies et partenaires logistiques , exactement le terrain où Baagjet veut apporter de la valeur.

La solution Baagjet: suivi temps réel, lost & found automatisé, livraison optimisée

Baagjet développe une plateforme B2B, également disponible en marque blanche, qui vise trois piliers: un suivi des bagages en temps réel, l’automatisation des processus “lost & found” et l’optimisation de la livraison des bagages et objets retrouvés. L’objectif est double: réduire le temps de traitement et améliorer la satisfaction client.

Concrètement, la solution s’inscrit dans la continuité des innovations du secteur: self‑service bag drop, étiquettes électroniques et exploitation de données temps réel , identifiés comme leviers majeurs par Euronews (juin 2025). Baagjet se positionne comme un orchestrateur de bout en bout, capable de centraliser les événements et d’harmoniser les échanges entre acteurs.

La plateforme se veut modulaire et intégrable en marque blanche pour s’imbriquer dans les parcours existants des aéroports et compagnies aériennes. Cette approche limite la friction au déploiement et laisse aux partenaires la maîtrise de leur expérience utilisateur.

Au cœur de la proposition de valeur, un credo: “Les bagages, on s’en occupe!”. Autrement dit, décharger les opérateurs des tâches à faible valeur, fluidifier les étapes critiques et accélérer la restitution , afin de redonner du temps aux équipes aéroportuaires et aux handlers, tout en réduisant les coûts associés.

Un positionnement dans l’écosystème

Baagjet est hébergée par l’incubateur Les DéCCIdeuses (CCI Nice Côte d’Azur), signe d’un ancrage territorial fort et d’un accompagnement à l’innovation centré sur l’exécution. La start‑up a également été lauréate de TravelCamp 2024, confirmant l’intérêt de la communauté travel pour son approche.

L’accompagnement a par ailleurs été mentionné par Nice‑Matin, citant Provence Travel Innovation et Paris&Co dans l’écosystème de soutien. Sur la page “Nos start‑up” de Provence Travel Innovation (promo 2024), Baagjet est présentée comme une plateforme dédiée au suivi/livraison des bagages égarés et à la gestion des objets retrouvés pour les collectivités.

Enfin, la dimension mentorat est au cœur de la trajectoire de Baagjet, avec le sponsor actif de Betty Seroussi (Travel Planet). Ce type d’appui renforce la pertinence marché, les connexions B2B et l’alignement produit‑opérations.

Feuille de route 2025 et déploiements

La feuille de route 2025 de Baagjet annonce une “technologie opérationnelle fin 2025” avec un premier déploiement prévu avec une compagnie actuellement en discussion. Cette temporalité concorde avec un test mentionné dans un portrait/entretien radio diffusé en mai 2025, qui présente Baagjet comme une solution de traçabilité en temps réel.

Le modèle économique est clair: B2B et en marque blanche, afin de permettre un habillage et une intégration sans couture côté partenaires. Le succès dépendra de la qualité des intégrations data, de la robustesse en production et des SLA de livraison/résolution affichés.

À ce stade d’amorçage, la start‑up avance avec une logique d’itérations encadrées par des pilotes. L’enjeu: transformer des POC en déploiements à l’échelle, capitaliser sur le retour d’expérience des terrains aéroportuaires et sécuriser les indicateurs de performance clés.

Pourquoi maintenant? Tendances de marché

D’après SITA (2024), la situation s’améliore déjà (6,9 bagages mal acheminés pour 1 000 en 2023; ‑63% vs 2007), mais le secteur appelle à davantage d’IA/vision par ordinateur et de partage de données pour franchir un palier. L’heure est à l’industrialisation des flux temps réel et à la standardisation des interfaces.

Les tendances citées par Euronews (juin 2025) , self‑service bag drop, étiquettes électroniques, data en temps réel , accélèrent la réduction des pertes et le raccourcissement des délais de résolution. Baagjet se glisse dans cette vague en proposant une couche d’orchestration B2B, prête à se brancher sur ces briques.

Avec la reprise post‑pandémie et un trafic mondial à 5,3 Md de passagers en 2024, l’opportunité est double: accompagner la croissance tout en abaissant le coût total de possession des opérations bagages. Le timing joue clairement en faveur des acteurs capables de livrer des parcours fluides et mesurables.

Impact attendu pour les aéroports, compagnies et voyageurs

Pour les aéroports et compagnies, Baagjet peut contribuer à réduire les coûts de traitement, améliorer la prédictibilité des flux et clarifier la responsabilité opérationnelle via des indicateurs communs. À la clé: un rapport bénéfice/coût plus favorable sur l’ensemble de la chaîne bagages et “lost & found”.

Pour les passagers, l’impact le plus tangible réside dans la transparence et la rapidité: être informé en temps réel, voir son dossier traité en quelques étapes, et, si nécessaire, être livré rapidement à domicile. Autant d’éléments qui améliorent l’expérience et la fidélité.

Pour les collectivités et partenaires logistiques, la rationalisation des objets retrouvés optimise le stockage, diminue les pertes et renforce la traçabilité, alignant service public et efficacité opérationnelle. Un angle souvent négligé, pourtant décisif à l’échelle d’un aéroport métropolitain.

Gouvernance, conformité et transparence

Le positionnement B2B et en marque blanche implique une exigence élevée en intégration SI et en protection des données. Sans spéculer sur des choix techniques précis, le cadre RGPD et la gouvernance des flux s’imposent naturellement à tout acteur traitant des données opérationnelles aéroportuaires.

La transparence administrative de Baagjet, avec un effectif déclaré de 0 salarié en 2025, illustre une phase d’amorçage s’appuyant sur l’écosystème d’incubation, le mentorat et des ressources partenaires. Cette agilité peut accélérer l’innovation, à condition de sécuriser les capacités d’exécution au moment des déploiements.

Sur le plan de la confiance, la communication régulière , médias, écosystème, pilotes , et la mesure d’indicateurs concrets (délais moyens de résolution, taux de restitution, satisfaction) seront déterminantes pour ancrer la crédibilité et l’adoption à l’échelle.

En somme, gouvernance et conformité ne sont pas des “à‑côtés”: ce sont des piliers pour opérer dans un environnement où sécurité, fiabilité et interopérabilité priment.

Baagjet s’inscrit dans un secteur en mutation rapide, où la donnée en temps réel et des processus mieux orchestrés font déjà baisser les pertes et les coûts. Son approche B2B, modulaire et en marque blanche, répond précisément au besoin d’intégration et de scalabilité des aéroports et compagnies.

Reste la phase décisive: transformer l’élan écosystème et les signaux médiatiques en preuves terrain. Avec une technologie annoncée opérationnelle fin 2025 et un premier déploiement en discussion, Baagjet joue une carte claire: industrialiser la traçabilité et l’automatisation pour que, véritablement, “les bagages, on s’en occupe!”.

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